La dysplasie de la hanchemise à jour le 20 Avril 2009La dysplasie de la hanche est une affection à composante héréditaire caractérisée par un trouble du développement se manifestant par une instabilité articulaire évoluant vers l'arthrose. Elle affecte les races de grand format. Chez le Dalmatien, de moyen format, un déficit fonctionnel lié à la dysplasie de la hanche semble rare.
Chez le jeune chien, certains signes sont évocateurs : démarche chaloupée, relever difficile, répugnance au saut, position assise sur un seul membre postérieur ou avec les deux postérieurs sur le côté. La douleur et la boîterie ne sont pas constantes et surtout absolument pas proportionnelles à l'importance des lésions anatomiques, notamment celles mises en évidence par la radiographie, certains chiens à musculature pelvienne bien développée compensant très bien l'instabilité articulaire.
Un cliché radiographique effectué sous anesthésie générale et interprété par un vétérinaire spécialiste ayant le statut de "LECTEUR OFFICIEL" permet de distinguer selon des critères précis 5 stades : A - aucun signe de dysplasie B- état sensiblement normal C - dysplasie légère D - dysplasie moyenne E - dysplasie sévère La dysplasie est une affection héréditaire déterminée par plusieurs gênes dont l'expression est influencée par les conditions du milieu extérieur, en l'occurrence une suralimentation globale entraînant une surcharge pondérale ou un apport minéral et vitaminé défectueux voire un régime d'exercice mal conduit. L'héritabilité est un paramètre statistique permettant de quantifier l'influence du milieu extérieur sur l'expression des gènes responsables. Ainsi une héritabilité égale à 1 correspond à la seule expression des gènes, le milieu n'intervenant absolument pas. En ce qui concerne la dysplasie l'héritabilité varie selon les auteurs de 0,14 à 0,47, autant dire que l'influence du milieu est significative. Soulignons cependant qu'un régime alimentaire défectueux ne favorisera pas la dysplasie chez des animaux non prédisposés génétiquement. Les pays nordiques et la Suisse radiographient depuis un certain nombre d'années les chiens d'exposition. Ainsi, en Norvège 50% des Dalmatiens ont fait l'objet d'une radiographie des hanches, mettant en évidence un taux global de dysplasie de 8,4% sur un échantillon de 1 000 individus. En France, depuis 2007, le titre de champion et la cotation 4 ne peuvent être validés sans radiographie classée A ou B par un Lecteur Officiel.
En date du 29 Mars 2009, le Professeur Genevois, lecteur officiel du DCF nous a communiqué les résultats des 76 lectures enregistrées sur sa base de données informatiques permettant d'apprécier la prévalence de la dysplasie coxofémorale au sein de la race en France:
Absence de Dysplasie coxofémorale: -A: 80,50% -B: 7,5% Dysplasie coxofémorale: C+D+E =12% -C: 8% -D: 2,7% -E : 1,3% Le commentaire du Professeur Genevois est le suivant: "Bien que l'échantillon soit assez réduit et que le taux de "pré-tri" soit difficile à évaluer, comparée avec les 20 autres races pour lesquelles j'effectue l'analyse officielle des clichés, la race reste cependant peu touchée, mais il serait faux de penser qu'elle est indemne." Il confirme, de même que le Professeur Honoraire Denis, Zootechnicien, que l'augmentation de la taille constituant un facteur favorisant des affections ostéoarticulaires, le souhait affirmé du DCF de garder le Dalmatien dans les limites de taille préconisées par le standard est fondé. |
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